JJ Abrams ou l’arnaque continue made in Hollywood
Alias, avec Jenifer Gardner la très dispensable Electra dans le film du même nom, c’était déjà pas mal dans le n’importe quoi : un feuilleton franchement mauvais au final avec une histoire sans queue ni tête, agrémentée d’improbables coup de théâtre (la meilleure amie tuée et remplacée par un agent secret aidé par une chirurgie esthétique de science fiction ala Volte Face, une disparition de plusieurs années sensée relancer le suspense), JJ Abrams s’est évertué à montrer qu’il était le maître du suspense alimenté par le vide.
Sa plus grande erreur, et il l’a reconnu plus tard, était sans doute l’histoire tournant autour de Rambaldi, pseudo-da Vinci dont la tentative d’insertion de son character fut un échec cuisant tant ls incohérences furent nombreuses durant toutes les saisons de la série.
Avec Cloverfield, ça recommençait : le pourquoi du comment était simplement oublié pour agrémenter l’effet d’épouvante. Pas vraiment de suspense, mais une situation d’immersion dans une situation d’urgence dans lequel la recherche du “pourquoi” n’a aucun intérêt pour le spectateur car la réponse n’existe pas. Les personnages cherchent à fuir, on sait pourquoi, mais encore une fois JJA fait l’impasse sur une quelconque profondeur à son histoire. Il semble que la tentative d’une histoire avec un peu d’épaisseur avec Rambaldi l’ait quelque peu échaudé.
Que dire de Star Trek ? bah pas mieux ; du grand spectacle, des acteurs insipides (Sylar de Heroes dans le rôle de Spok…), des clichés du cinéma américain à gogo, une sorte d’anti-Starship Troopers sans état d’âme ; mais surtout comment ne pas utiliser la profondeur de l’univers Star Trek ? en voyant le film, j’avais l’impression de voir Battlestar Galactica : des personnages humains (au pire vaguement humanoïdes) alors que l’univers de Star Trek regorge de tellement plus de trésors…
Non, déjà que je me suis senti floué à plusieurs reprises par ce goujat du cinéma qu’est JJA, mais là ça frise l’imposture…